Révolution non, évolution oui.

Votre développement personnel, c'est une pièce à la fois

Révolutions. Le printemps 2011 nous a prouvé que, parfois, une révolution est nécessaire pour faire avancer les choses. Malheureusement. Mais ce sont des cas d’extrêmes nécessités, guidés par l’urgence et qui comportent leurs lots de sacrifices. Lorsque cela marche.

Évolution. Heureusement, les révolutions ne sont pas nécessaires dans le cadre de votre développement personnel. C’est généralement même plutôt néfaste. Un moyen radical de se dégouter en ratant un objectif jugé alors trop ambitieux.

Et pourtant l’objectif, aussi ambitieux soit-il, n’est pas à remettre en cause, le chemin emprunté si!

Petits pas. Vygotsky, un psychologue russe du siècle passé, reste connu notamment pour sa Zone Proche de Développement. Rien de barbare là derrière. Imaginez une cible. Au centre, ce que vous savez faire. À l’extérieur, ce que vous voulez apprendre. Entre deux, ce que vous êtes capable d’apprendre immédiatement. Plus vous apprenez et plus le centre de votre cible grossit et plus vos objectifs se rapprochent. Mais de prime abord, vos objectifs sont hors de portée immédiate.

Vous souhaitez courir un marathon, mais vous êtes essoufflé en montant 3 marches? Il vous faudra commencer par courir 5 minutes, puis 10, puis 20, puis plus vite, plus souvent… Au final, le marathon est possible, mais au final seulement.

Vous voulez acheter une maison, mais vous n’avez pas assez d’argent pour joindre les deux bouts? Il vous faudra trouver un moyen de gagner plus d’argent, ou d’en dépenser moins. Peut-être les deux. Supprimer vos crédits, demander une augmentation, faire une formation pour trouver un meilleur emploi… les chemins ne manquent pas, mais c’est un travail de longue haleine.

Pas d’excitation. Les nouveaux projets et nouvelles idées ont toujours tendance à nous gonfler de motivation, voire d’excitation. Mais aucun marathonien ne démarre par un sprint et personne n’a jamais acheté les rideaux du salon avant la maison. Il est alors bon de laisser «mûrir» un peu pour savoir, lorsque l’excitation est retombée, si la motivation d’un travail de plusieurs mois est toujours là.

Réflexion. On prend alors le temps de réfléchir, de planifier, de structurer. On mesure alors pleinement l’ampleur de la tâche, de ce qu’il faudra vraiment faire pour terminer le projet. Y compris les aspects moins motivants.

Évolution donc. Si l’envie est toujours là, on peut commencer à travailler. Peu importe l’objectif. Peu importe son ampleur. Il suffit alors d’avancer. Un pas après l’autre. Une pièce à la fois.

Révolutionnaire? Et vous, de quel côté vous placez-vous? Sprinteur révolutionnaire? Marcheur tranquille? Vous êtes d’accord avec moi ou vous avancez différemment? Exprimez-vous!