Ralentir pour accélérer

Dans l’excellent livre « The way we’re working is not working« , les auteurs remettent en question, sources à l’appuis la manière dont nous fonctionnons.

Notamment le découpage du travail.

Soyons franc : si je vous dit que l’être humain n’est pas câblé pour bosser 8 heures non-stop de manière efficace, cela ne surprendra personne.

Pourtant… c’est encore ce que l’on fait.

Un ami à moi qui se trouve travailler dans les RH me disait récemment : « moi, s’il ne faut rien écrire durant une séance, je prends les gens et on va marcher autour du site, c’est bien plus efficace, et cela ressource ».

Dans le livre cité plus haut, on a l’explication de cela du point de vue de fonctions des hémisphères cérébrales.

En bref, son ressenti est validé scientifiquement.

J’ai souris car je me suis dit que si je commençais à faire pareil, il ne faudrait pas plus d’une semaine ou deux à mes HR pour me convoquer et me donner un avertissement.

J’ai d’autres « bizarreries » comme cela : j’ai toujours un gros casque sur les oreilles et pourtant je n’écoute pas de musique.

En déplacement il me sert à écouter des podcasts, des conférences ou des livres audio.

A mon bureau, il me sert à m’isoler du bruit ambiant grâce à une fonction de réduction active du bruit, et à écouter en plus des binaural beats qui me permettent une concentration maximum (qu’on appelle un état de flow).

Une autre bizarrerie que j’ai concerne le découpage de ma vie.

L’équilibre professionnel vs privé.

Vendredi passé, j’ai passé la journée en vadrouille avec mes enfants.

Samedi j’ai bossé une bonne partie de l’après-midi.

Dimanche et aujourd’hui (lundi férié) je navigue entre les deux sphères. Selon les envies et les besoins de chacun.

Vendredi passé, j’ai vécu une journée ultra ressourcante. J’étais épuisé en rentrant de vadrouille avec mes enfants, mais une fatigue saine.

C’est ce qui m’a permis je pense de tenir mes délais sur des tâches en cours terminées samedi.

Même pour un fan d’efficacité comme moi, il m’a fallu du temps entre le moment où j’ai appris qu’il fallait parfois ralentir pour accélérer et le moment où j’ai vraiment, sereinement, régulièrement réussi à mettre cela en pratique.

Malheureusement dans mon job de multi-nationale, je pense qu’il est trop tôt pour tenter cela, mais dieu qu’on avancerait plus vite si c’était admis.