Pourquoi j’ai démarré un journal de développement personnel à 33 ans.

Cher journal. Depuis plus de 3 ans, je tiens un journal intime. Enfin, plus précisément un journal de développement personnel. C’est presque la même chose, mais en plus structuré, avec un objectif précis non pas de recevoir un trop-plein, mais de donner un second regard à ma vie.

Faillibles. Nous sommes influençables. Les témoins de délits ont tendance à changer d’avis sur les détails. Une histoire racontée plusieurs fois évolue au fil des versions. La subjectivité vient teinter les souvenirs et les réinterpréter. Souvent pour le meilleur d’ailleurs. Les peines s’estompent et les mauvais souvenirs ont souvent tendance à s’oublier plus facilement que les bons. Mais en terme de développement personnel, cela peut constituer un frein.

Structuré. J’ai donc démarré un journal de développement personnel. C’est un fichier texte que je tiens sur mon iPad. J’ai bloqué 30 minutes chaque semaine pour prendre le temps d’écrire dedans, de prendre du recul sur ce qui m’arrive et de le noter comme je le ressens, à ce moment-là. J’ai également toute une liste de questions qui m’aident à aborder les sujets importants:

  • Qu’ai-je appris cette semaine? Où j’en suis?
  • Quelle est ma plus belle réussite? Ma plus grosse déception?
  • Quelle erreur ai-je commise? Comment ne plus la refaire?
  • De quoi ai-je eu peur? Que puis-je y faire?
  • Qui puis-je remercier? Pourquoi lui suis-je reconnaissant?
  • Qu’est-ce qui m’énerve?

Écrire et relire. Je passe les questions en revue et si elles m’inspirent, j’écris. Au kilomètre. L’important est de conserver une trace de mon point de vue à un moment donné, pas d’écrire et publier mes mémoires.  Chaque semaine, je relis donc quelques lignes des dernières entrées puis complète par les réflexions du jour. Deux fois par an, je relis mon journal de développement personnel en entier.

Puissant. Depuis que je fais cet exercice, j’ai constaté que mes textes s’allongent. J’ai de plus en plus de choses à dire. Cela m’a permis de réfléchir sur mes objectifs de vie. De trouver des mots pour expliquer ce que je recherchais ou ce qui n’allait pas dans ma vie. Cela m’a permis aussi de conserver une trace temporelle. Par exemple, lorsque j’ai pris la décision de changer d’emploi, j’ai constaté dans mon journal que c’était l’aboutissement de plus d’une année de colère. Pas un coup de tête.

Un autre moi. Avoir un journal de développement personnel, c’est un peu comme demander conseil à un ami, un proche ou un professionnel: on cherche à avancer grâce à un autre point de vue. Un «vous» d’un autre moment apporte une aide similaire. C’est terriblement efficace.

Vous aussi vous tenez un journal personnel? Vous utilisez des questions pour vous guider? Racontez-moi.