L’homme qui voulait être heureux

J’ai trouvé l’homme qui voulait être heureux un peu par hasard.

Comment ce simple roman, rapidement lu et somme toute bon enfant peut-il déclencher autant de haine? C’est une question que je me suis posée, surtout lorsque moi, j’ai adoré ce livre.

Un livre formidable

Depuis que j’ai démarré ce blog, je vous ai conseillé des livres formidables pour avancer.

Ce sont des livres sur le développement personnel. Des livres qui font réfléchir, proposent des modèles, renforcent les messages avec des exercices, des plans d’action, des histoires inspirantes… mais ce ne sont pas des romans.

D’ailleurs, je le dis souvent: je ne lis plus de romans.

Je me suis rendu compte que cela ne m’intéressait plus. Je m’ennuie. Et du coup, le roman prend la poussière sur la table de nuit de long mois avant que je décide d’arrêter.

Pourtant je vous recommande aujourd’hui un roman. Et un bon. Excellent même.

Pourquoi l’ai-je lu? Simplement, car l’auteur, Laurent Gounelle nous offre un type d’ouvrage dont j’ignorais l’existence: le roman de développement personnel.

Puis en y réfléchissant, je me suis rappelé avoir déjà lu un livre de ce type et un excellent en plus: l’alchimiste.

L’homme qui voulait être heureux.

Et finalement cette histoire, c’est la vôtre. C’est la mienne.

Le héros, en vacances à Bali, va visiter un vieux sage comme on visite un temps ou une attraction locale. Son diagnostic est sans appel: notre héros n’est pas heureux.

Alors même qu’il n’a aucun problème particulier, est en bonne santé et profite de ses vacances, le vieux sage va l’entrainer dans une réflexion sur sa propre vie. Cette vie de laquelle il n’est pas satisfait sans vraiment savoir le dire.

Cette prise de conscience pourrait bien avoir des échos avec votre propre vie, vos gênes, vos insatisfactions et vous pousser dans une saine réflexion sur la suite à donner à votre temps sur terre pour en être pleinement satisfait.

Le message de l’auteur est finalement que ce que l’on croit peut devenir réalité.

Une vérité contre-intuitive?

C’est une vérité qui a désormais (merci au courant de la psychologie positive) des preuves scientifiques.

Nous vivons au travers d’un filtre qui déforme la réalité: nos croyances. Notre cerveau reçoit tellement de stimuli que pour nous permettre de survivre, il filtre un maximum pour vous permettre de survivre.

Et selon votre croyance, il va filtrer différemment. Votre vie est alors teintée par votre humeur, votre capacité à voir le positif dans le négative ou autrement dit «jouer intelligemment avec les cartes que la vie vous donne». Ou votre incapacité justement.

Des milliardaires drogués et malheureux se suicident alors que des enfants de bidonville rayonnent de bonheur à jouer au foot avec des boites des conserves.

Ceux que l’on croise plus souvent sont ces personnes qui prétendent ne pas avoir le choix. Ils végètent dans un emploi qui paie les factures, mais ne les épanouit pas. Rentrent le soir se vautrer sur le canapé ou passent à la salle de sport, plus par habitude qu’autre chose, et laissent passer les années sans en profiter. Si vous tentez de les remettre en question sur leur vie, ils trouveront de bonnes excuses allant du «je n’ai pas ton courage» à «j’ai une famille à nourrir», «je ne sais rien faire d’autre», «je ne suis pas capable de…», j’en passe et des meilleures.

Ils laissent couler leur vie ainsi. Par habitude. Même pas par plaisir ou bonheur de vivre. Simplement par confort d’être en terrain connu.

Pourtant, les habitudes peuvent être changées. Le bonheur n’est lié au matérialisme que jusqu’à un certain point au-delà duquel «l’argent ne fait pas le bonheur». Beaucoup de croyances ou proverbes de grand-mères sont des vérités longtemps senties intuitivement, mais prouvées scientifiquement que récemment.

Une vérité qui dérange

Pourtant, en allant chercher sur Amazon le lien pour le livre, j’ai été franchement étonné par certains commentaires.

Le livre est un succès phénoménal. La grande majorité des commentaires met 5 étoiles. Comme toujours, je ne lis pas les 5 étoiles et m’intéresse aux commentaires moyennement satisfaits, voire très négatifs. Histoire d’avoir des nuances du succès parfois peu mérité de certains produits.

Ces commentaires négatifs derniers sont très très remontés. Violents parfois. D’abord surpris (comment un livre si bon enfant peut-il déclencher autant de haine?), j’ai lu un nombre conséquent d’entre eux finalement. Certains critiquent une apologie du vide, d’autre remettent en question que le message de l’auteur est risible pour eux qui travaillent avec des victimes de violences, des personnes en cours de deuil…

Je ne suis pas du tout d’accord avec ces gens, mais cela m’a fait réfléchir. Devenant même un complément au livre lui-même.

Je vous laisserai libre de vous faire votre propre avis sur le bienfondé des propos. Pour moi, ce livre reste un gros coup de cœur, un énorme déclencheur de réflexion, une lecture rapide et agréable.

Et vous devez le mettre dans votre bibliothèque.

Simplement pour ne pas oublier de réfléchir sur votre vie.