Le danger de la communication orale

Vous vous rappelez du jeu du téléphone arabe?

C’est le principe de dire à l’oreille du voisin une phrase, lequel la répète à son voisin et ainsi de suite. Le dernier doit la redire à voix haute.

En générale on s’amuse bien car la phrase de fin n’a plus rien à voir avec celle du début.

Arthur dans son émission « vendredi tout est permis » à une version mimée qui est très drôle également.

En fait, c’est aussi ainsi que naissent les rumeurs.

Et les incompréhensions.

J’ai récemment émis une idée à mon travail.

Une chose que j’ai observée et qui pourrait être améliorée.

Peut-être.

On est en train de collecter des données pour savoir si mon observation est pertinente.

Puis, il conviendra aux personnes impliquées dans ces tâches de valider les données, puis de proposer des améliorations ou pas.

Là où le ce mode de fonctionnement par communication orale est problématique c’est que 48 heures après ma observation énoncée à haute voix, celle-ci soit devenue une règle à mettre en place.

Je n’ai jamais dit cela…

Je n’ai jamais demandé cela…

J’ai juste verbalisé une idée.

Est-elle géniale? Pourrie? Utile? inadéquate? Intéressante mais pas prioritaire?

Je l’ignore.

Le « téléphone arabe » a décidé pour moi.

Et là commencent les problèmes et la couche de gestion/cadrage d’une communication orale qui est finalement assez incontrôlable.

Et à chaque fois, je ne peux m’empêcher de trouver peu de valeur ajoutée à répéter 1000x les choses à des personnes qui en font une interprétation personnelle.