Le bonheur d’être inutile

Ce matin, j’ai eu une dernière séance avec une personne que j’accompagnais en coaching.

Pourquoi était-ce la dernière?

Parce qu’elle n’a plus besoin de moi.

Elle était venue vers moi avec une demande, un besoin.

Nous y avons travaillé et combler son besoin.

Elle n’a plus besoin de moi.

Et c’est un sentiment qui m’emplit de joie.

J’ai été utile à cette personne.

J’ai fait une (petite) différence dans sa vie.

J’ai apporté de la valeur.

Et cela faisait du sens.

Dans la voiture suite à cette séance, je me sentais bien.

Heureux.

Et du coup, je m’interroge sur ce à quoi s’accrochent désespérément les gens qui n’apportent pas de valeur dans le job.

Ceux qui souffrent au quotidien.

Parce qu’ils ne trouvent pas de sens dans leurs actions.

Parce qu’ils sont esclaves du chèque de la paie de la fin du mois.

Parce qu’ils se battent de toute leur force pour être indispensables professionnellement.

Combat perdu d’avance.

Mais combat qui leur pourrit la vie.

Mon objectif professionnel pourrait se résumer à devenir inutile.

Et je kiffe le parcours.

A quel moment les gens qui veulent se sentir indispensables trouvent-ils dans ce combat un semblant de bonheur?

J’ai plein d’exemples négatifs.

Je cherche encore les autres.