Je suis de bonne, bonne, bonne humeur ce matin

Voici un article né d’un défi lancé par Cédric Vimeux du blog virtuose-marketing.com. Le défi consiste à trouver une morale à l’histoire suivante:

Le sultan qui avait perdu toutes ces dents

Un jour, le sultan rêva qu’il avait perdu toutes ses dents.
Il se réveilla, effrayé, et fit venir un homme sage pour interpréter son rêve.
«Quel malheur! dit le sage. Chaque dent perdue représente la perte d’un proche parent de Votre Majesté.
— Insolent! s’écria le sultan. Comment oses-tu dire une chose pareille?»
Le sultan appela les gardes et ordonna qu’on lui donne cent coups de fouet. Puis, il exigea qu’on appelle un autre sage, afin d’interpréter son rêve.
L’autre sage lui dit:
«Majesté, un grand bonheur vous est réservé! Le rêve indique que vous allez survivre à tous vos proches!»
Le visage du sultan s’éclaira et il fit donner au sage une centaine de pièces d’or.
Quand celui-ci sortit du palais, un courtisan lui demanda:
«Comment est-ce possible? L’interprétation que tu as faite et la même que celle de ton collègue et pourtant, il a reçu des coups, alors qu’on te donne des pièces d’or!
— Rappelle-toi toujours, l’ami, dit le sage, que tout dépend de la manière dont on dit les choses.

(c)Tiré de La Métaphore: voie royale de la communication, de Gérard Szymanski.

La moitié de verre. On connaît tous la métaphore qui demande de choisir si un verre rempli à mi-hauteur d’eau est à moitié plein ou à moitié vide. C’est un moyen simple d’illustrer si la personne est positive ou négative. Finalement, tout est là: comment VOUS voyez les choses. Parfois seul, parfois aidés, par la pub, les proches, Internet, ou dans le cas de notre sultan, un homme “sage”.

Pourquoi? Pourquoi certains voient le verre à moitié vide et d’autres à moitié plein? Pourquoi les enfants des bidons-villes sont-ils heureux en jouant pieds nus dans les ordures alors que des cadres supérieurs millionnaires enchainent ulcères et burn-out? Pourquoi certains se plaignent-ils tout le temps alors que d’autres sourient en permanence? Pourquoi certains n’osent-ils jamais rien tenter alors que d’autres voient en chaque échec une formidable occasion de progresser? Pourquoi certains chassent-ils toute leur vie des rêves lointains de bonheur alors que d’autres sont déjà heureux, maintenant, avec ce qu’ils ont? Pourquoi un dimanche de pluie vous déprime-t-il alors qu’il enchante les agriculteurs?…

Le soleil brille. Pourtant certains ne le verront jamais briller. Même s’ils vivent dans un pays chaud, tropical ou balnéaire. C’est un état d’esprit. Une manière d’appréhender le monde. Positive. Le second sage du conte a choisi de montrer le bon côté des choses au sultan. Il a mis sur son explication un filtre positif. Simplement.

Positivez. C’est un état d’esprit, une manière d’être et d’appréhender les choses. Voir le bonheur comme un voyage, non comme une destination, et en apprécier chaque étape, pour elle-même. Apprécier chaque instant pour ce qu’il vous apporte. Savourez le café qui vous réveille le matin ou le trajet en train qui vous ramène chez vous après une journée de travail.

Et cela s’entraine. Chaque matin, je passe un moment pour trouver 5 points pour lesquels je suis heureux, fier ou serein. Chaque matin. Ce n’est pas facile tous les jours de trouver 5 points, mais à force de répéter l’exercice, on finit par développer une vision positive de la vie. Essayez et vous verrez l’impact sur votre verre à moitié vide qui, finalement, contient encore beaucoup d’eau…

En tous les cas, moi: Je suis de bonne, bonne, bonne humeur ce matin. Et c’est (presque) tous les matins comme ça.

Petit challenge. Vous êtes capable de laisser en commentaire 5 choses qui vous rendent heureux(se) maintenant? Cap de relevez le défi 😉