9 trucs pour apprendre l'anglais sans voyager

Apprendre l'anglais sans voyager. J'ai toujours su qu'un jour je devrai parler anglais de manière efficace. Mon premier patron a été clair: «Niveau business, le français c'est une langue morte!». L'anglais, c'est la langue des multinationales, du commerce. La seule qui vous permette de vous débrouiller dans à peu près toutes les parties du monde. Celle qui vous ouvre les portes de la plus grande partie d'Internet...

Nul en langue. Malheureusement pour moi, j'ai toujours su également que les langues n'étaient pas mon fort. À l'école, j'ai survécu à 12 ans d'allemand et épuisé 5 professeurs. Bilan: je ne suis même pas capable de commander un repas dans un restaurant. Mon anglais n'était guère mieux.

Pratiquez. Ma méthode pour apprendre l'anglais sans voyager quand on est nul en langues n'a rien de révolutionnaire. Il faut pratiquer. Pratiquer encore. Pratique toujours. C'est la raison pour laquelle la plupart des gens bien intentionnés veulent vous faire changer de continent. Pour pratiquer. Mais nul besoin de vous expatrier pour cela. Nul besoin d'avoir un accent parfait, un vocabulaire de poète, ou une grammaire de dramaturge. Pratiquez. Simplement. Patiemment. Le reste vient tranquillement.

1. Lisez. Des articles de journaux, ou des romans en anglais. Comprendre 70% des mots ou des idées suffit pour suivre la trame d'un roman. Cherchez un mot dans le dictionnaire s'il vous empêche de comprendre le paragraphe, ou s'il revient régulièrement. Pas besoin de tout comprendre. Pas besoin de vous faire des listes de vocabulaire. Pas besoin d'annoter vos romans. Pas besoin de transformer cette lecture en corvée. Pas besoin de vous dégoûter. Choisissez juste un livre du type de ceux que vous appréciez et lisez-le. C'est tout. Évitez les lectures sur internet pour apprendre l'anglais, car il est difficile de connaitre la qualité rédactionnelle de ce qu'on lit en ligne.

2. Écoutez. Mais vraiment. Des séries ou des films. Si possible sans sous-titres. Il est en effet difficile de faire abstraction des sous-titres. Écoutez les paroles de vos chansons favorites et tentez d'en saisir le sens. Trouvez quelques podcasts intéressants et abonnez-y vous. Si vous travaillez dans un environnement anglophone, écoutez vos collègues...

3. Produisez. ...et parlez-leur aussi. Méfiez-vous des non-anglophones qui font des fautes également. Mais parlez avec eux. Rédigez également dès que possible. Emails, documents, rapports.

4. Absorbez. Soyez constamment branché en mode «apprentissage». Vous ne comprenez pas un mot dans une conversation, un meeting, une émission de télé ou une lecture? Demandez qu'on vous l'explique, ou notez-le quelque part et cherchez sa signification plus tard ou utilisez les traducteurs en ligne pour avoir une signification immédiate. Une fois encore, sans que cela vous dégoûte de votre apprentissage.

5. Étudiez. Prenez des cours et demandez qu'on les focalise sur vos objectifs personnels, vos lacunes personnelles. Expérience faite, des cours particuliers sont plus chers, mais offrent un bien meilleur retour sur investissement que les cours collectifs où l'on se contente de suivre une méthode. Dans les cours que je suis actuellement, j'ai fait une demande simple: je veux donner l'illusion durant 60 secondes que je suis de langue maternelle anglaise. On travaille donc à étendre mon vocabulaire, à parfaire mon accent, à varier mes structures de phrases, à utiliser des expressions.

6. Réfléchissez. Allons encore plus loin. Vous travaillez dans un environnement anglophone? Alors arrêtez de réfléchir en français. Réfléchissez en anglais. C'est un peu laborieux au démarrage, mais c'est rapidement d'une efficacité surprenante. Faites vos «todo listes» en anglais. Vos croquis en anglais. Vos brainstormings en anglais. Même si vous le faites seul ou avec des collègues francophones.

7. Focalisez. Focalisez-vous sur ce que vous utilisez. Apprenez les mots de votre domaine, pas ceux «qui font bien». Apprenez leurs synonymes. Étendez votre vocabulaire dans le domaine qui est le vôtre et évitez de vous dégouter à tenter d'apprendre par cœur des listes de mots nouveaux qui ne vous servent pas.

8. Cristallisez. Prévoyez régulièrement de courtes revues de vos notes, ou de ressources de grammaires qui vous aident progressivement à éliminer les erreurs et enrichir votre vocabulaire ou votre élégance. Pour ma part, ce sont 10 minutes chaque matin. Actuellement, je revois mes vocabulaires accumulés au fil de mois où je lis les pages d'un calendrier rempli de trucs et astuces pour apprendre l'anglais. Cela me permet de cristalliser mes acquis. 10 minutes, pas plus, car c'est un outil, pas un objectif. Ce n'est donc pas une course, pas de date limite. J'apprends simplement et régulièrement.

9. Outillez. L'anglais donc est un outil, pas un objectif. Ne vous fixez pas une date limite. Ne vous fixez pas un savoir précis. Apprenez parce que vous l'utilisez. Utilisez-le et vous en apprendrez encore plus. Toujours plus. Cela fait bientôt 40 ans que j'apprends le français, ma langue maternelle, et croyez-moi j'en apprends encore.

Objectif 2011. Apprendre l'anglais sans voyager était l'un de mes objectifs 2011. Aujourd'hui je produis sans peine. Je comprends tout le monde et tout le monde me comprend. Je continue de corriger mes fautes, mais l'anglais est devenu facile à pratiquer avec le temps. Objectif atteint !

What do you think? Alors, que pensez-vous de ma méthode pas du tout révolutionnaire pour apprendre l'anglais sans voyager? Vous avez d'autres trucs? Commentez (en français)!

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